Ce blog est destiné à publier l'essentiel de mes points de vues sur des questions suscitant un certain intérêt de ma part. Aucun domaine n'est exclu... même pas la politique! :)
lundi 26 juin 2006
Alaa recouvre la liberté après 45 jours de détention!
Rappellons que plusieurs organisations de défenses des Droits de l'Homme et des libertés d'expression se sont joint à la e-campagne réclamant sa libération (Human Rigths First, APC).
Pour ma part, je reste convaincu que la liberté d'expression sur l'Internet est l'élément fondateur de la vitalité de ce média. La cybercensure est une atteinte grave aux Droits de l'Homme et chaque citoyen de ce monde devrait s'ériger contre cette pratique que les blogger dénonce avec courage et tenacité.
Free Software as Free Speech!
vendredi 12 mai 2006
Un blogger égyptien incarcéré!

Ce dimanche 07 mai 2006, les services de sécurité du Caire ont arrêtés et incarcérés l'un des plus célèbres blogger de l'Egypte Alaa Abd El Fattah, activiste égyptien de la liberté d'expression.
L'arrestation de Alaa et de 14 autres activistes a eu lieu pendant que ce dernier se rendait à une manifestation, devant le siège du syndicat des journalistes égyptiens, contre la comparution de deux juges devant un conseil disciplinaire.
Les arrestations en solidarité avec les 2 juges ont touché 47 personnes dont 6 blogueurs, parmi lesquels il y a 3 femmes.
Cette vague d’arrestations ciblant les activistes parmi les blogueurs égyptiens, dont le webmaster de l’aggregateur des blogs égyptiens Alaa, est une tentative du régime égyptien de bâillonner une blogsphère qui s’est transformée en une force politique au sein de la mouvance réformiste à côté du mouvement pour le changement Kifaya.
Un blog pour exiger sa libération a été ouvert à l 'adresse http://freealaa.blogspot.com .
Alaa est également activiste du Logiciel Libre et expert en système de publication sur Internet basé sur le gestionnaire de contenu Drupal (www.drupal.org) sur lequel il a eu à animer plusieurs sessions techniques au début du mois de janvier 2006 en Ouganda où nous nous sommes connus (cf AfricaSourceII www.tacticaltech.org/africasource2).
samedi 22 avril 2006
Le Logiciel Libre en Afrique: Mercantilistes & Société du Savoir
Je me suis laissé inspirer par les derniers développements d'une discussion parue sur linux-afrique cette semaine autour du sujet "Un projet Open Source pour l'Afrique". J'avoue personnellement que le mot "Afrique" est très vendeur surtout auprès des bailleurs de fonds. Mais ma question est la suivante: le logiciel libre a - t il vraiment besoin d'un projet pour l'Afrique?
Il est certes vrai que les miracles qui ont accompagnés le développement du Logiciel Libre ces 25 dernières années ne sont plus à démontrer. Il suffit de "googler" le terme "open source" ou "free software" ou encore "logiciel libre" pour se rendre compte du phénomène. Le mouvement à l'origine puriste, a fini par accoucher de plusieurs courants qui parfois déroutent l'amateur du logiciel libre.
Cependant, à mon humble et indécrotable avis, le sens commun qu'on devrait retenir en matière de logiciel libre reste la notion de partage qui rejoint très bien le concept anglo-saxon "Commons" tel que "Creative Commons". Bref, nous sommes bien en route vers une société du partage qui s'enrage à décréter le savoir comme patrimoine commun de l'humanité.
Pour revenir à la discussion de linux-afrique, je reste convaincu que l'Afrique file un très mauvais coton en matière de logiciel libre. Que des businessmans veuillent faire de l'argent avec le logiciel libre c'est leur droit absolu que le logiciel libre lui même leur garanti à travers les différentes licences parmi lesquelles la très respectée GPL. Toutefois, cela ne doit pas nous détourner des acquis les plus solides du logiciel libre, c'est à dire l'affirmation d'une communauté de savoirs et de partage. Parce qu'une société riche est (je me réserve de le démontrer amplement plus tard) une société de savoirs.
Aujourd'hui, avec le logiciel libre nous pouvons nous faire des millions de dollars, d'euros ou de CFA sur le dos de l'ignorance des autres. Cela n'est pas bien grâve tant que nous avons le soucis de favoriser au même moment l'émergence de hommes et femmes capables de créer du logiciel de qualité en buvant aux sources même du logiciel libre qui a (et cela est bien souvent escamoté) un impact sociale non négligeable. Aussi, sans rejeter le mercantilisme du logiciel libre que j'encourage vivement d'ailleur (car une société pauvre ne peut se prendre en charge pleinement), je reste préoccupé par le sort réservé à la création et au partage du savoir en Afrique. Car à toutes les fractures qui ont fait coulé tant d'encres déjà, vient s'ajouter la "fracture du logiciel libre" qui est déjà une réalité. Et cette nouvelle fracture dans les fractures s'expliquerait elle seulement par la fracture de la connaissance? La question reste ouverte...
Et si l'Afrique a bien besoin d'un projet Open Source, c'est bien dans cette direction qu'il faut chercher.